RECHERCHE

écri+ mobilisera la recherche pour accompagner son développement et concevoir les formations à mettre en œuvre.

L’étude d’impact notamment permettra d’identifier les difficultés effectivement rencontrées par les étudiants et, par la suite, par les professionnels débutant dans leurs pratiques d’écriture : ces difficultés ne sont pas les mêmes que celles des enfants à l’école, public auquel les formations sont généralement destinées ; elles sont différentes aussi de celles des publics en situation d’illettrisme ou faiblement littératiés pour lesquels des dispositifs spécifiques ont été mis en place ; elles sont différentes enfin de celles des publics qui abordent le français comme une langue étrangère, et qui découvrent autant les structures de la langue que les problématiques spécifiques à l’écrit dans cette langue. Pour les enfants en cours de formation, pour les faiblement littératiés ou pour les différentes formes de français langue étrangère, les besoins sont bien identifiés et des dispositifs didactiques ont de longue date été mis en œuvre. Pour les étudiants et les professionnels en devenir, les propositions didactiques sont plus récentes, et l’on adapte encore trop souvent des méthodes qui ne tiennent pas compte des besoins et des difficultés de ce type de public.

Associées à ces nécessaires recueils de données, les recherches menées identifieront les raisons des difficultés observées, raisons linguistiques, cognitives, ou sociales, liées à la complexité des tâches mobilisées d’une part, aux représentations que l’adulte peut se faire de l’écrit d’autre part. Elles procéderont à des enquêtes précises pour arriver à cerner précisément les compétences qui sont requises, que ce soit pour un cursus universitaire réussi ou pour une intégration professionnelle effective : cela suppose d’établir des corpus précis relatifs aux écrits professionnels de base que tout professionnel doit maîtriser (rapports, courriers, actes administratifs, notes, comptes rendus, contrats, etc.)

Sur ces questions, des recherches existent, mais elles doivent être développées et surtout reliées à la perspective pratique de permettre l’élaboration de dispositifs de remédiation efficaces pour les jeunes adultes et les adultes en formation[1]. Par leur participation active à écri+, c’est ce que les représentants des laboratoires impliqués dans écri+ se chargeront de faire (MoDyCo, LIDILEM, BCL, CREN, LIUM, CLESTHIA, DILTEC, LiLPa, Praxiling, LRL, IRI).

[1] Voir les propositions des Writing Centers pour le domaine anglo-saxon, et différentes propositions présentées dans Delcambre, I., & Lahanier-Reuter, D. (2012). Littéracies universitaires : présentation. Pratiques. Linguistique, littérature, didactique, (153-154), et dans Laborde-Milla, I., Plane, S., & Rinck, F. (2015). La formation aux écrits professionnels : des écrits en situation de travail aux dispositifs de formation. Le discours et la langue. EME éditions